Le chef du comité d'entreprise d'Opel a indiqué jeudi à l'AFP que les négociations se poursuivaient avec l'équipementier Magna et General Motors, alors que la signature de l'accord de vente du constructeur allemand était attendue ce jour. "Il y a encore des points à négocier. Nous sommes toujours en négociations", a indiqué Klaus Franz lors d'un entretien téléphonique. Les syndicats négocient un plan de baisses de salaires en échange d'une prise de participation de 10% au capital de la "nouvelle Opel" et l'ampleur et la répartition des suppressions d'emplois annoncées par Magna. L'équipementier canadien a jusque là avancé le chiffre de 10.500 sur un total d'environ 50.000 salariés en Europe.

Les discussions étaient particulièrement difficiles en Espagne, où une nouvelle journée de négociations était prévue jeudi. En Grande-Bretagne, Magna et les syndicats sont en revanche parvenus à un accord. La signature de l'accord de vente d'Opel entre General Motors et Magna devait en principe toujours avoir lieu ce jeudi. Mais le directeur général de GM, Fritz Henderson s'est montré prudent. "Nous pourrions voir le contrat signé cette semaine", a-t-il déclaré jeudi lors d'une conférence de presse en Corée du Sud. L'équipementier canadien Magna et son partenaire russe Sberbank veulent 55% d'Opel et de sa jumelle britannique Vauxhall, GM conservant 35% du capital.

Cet accord est aussi conditionné à l'obtention de 4,5 milliards d'euros d'aides publiques, que l'Allemagne rechigne à prendre en charge seule. "Les négociations se poursuivent avec tous les autres pays européens", a déclaré jeudi à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Economie allemand. La veille, le ministre Karl-Theodor zu Guttenberg avait indiqué "attendre encore les différentes réponses positives".