La chancelière allemande Angela Merkel a reconnu mercredi dans un entretien télévisé qu’il n’y aurait "pas de décision rapide" sur l’avenir du constructeur Opel, filiale de General Motors. "Il serait bon pour l’avenir d’Opel et de General Motors en général qu’une décision tombe le plus vite possible, mais le contenu est plus important que la rapidité", a-t-elle déclaré. "De nouvelles questions se sont posées, nous allons les résoudre dans le calme avec les représentants de GM", a indiqué Mme Merkel. La chancelière a répété sa "claire préférence" pour l’offre de reprise déposée par Magna. L’équipementier canadien allié à la banque russe Sberbank est en concurrence avec le fonds belge RHJ, qui semble jusqu’ici le favori de GM. Fiat serait toujours dans la course aussi, dit-on. Interrogée sur les rumeurs prêtant au constructeur américain l’intention de conserver Opel dans son giron, Mme Merkel a affirmé : "Une telle solution ne nous a jamais été proposée". Elle a espéré "un progrès d’ici la prochaine réunion du conseil d’administration de GM le 8 ou 9 septembre" et répété qu’il existait une "communauté d’intérêts" entre Berlin et le groupe de Detroit. Mme Merkel calme visiblement le jeu alors que le ton est monté ces derniers jours à cinq semaines des élections législatives et alors que le sort des 25 000 salariés d’Opel en Allemagne est devenu un enjeu de campagne de premier plan. A noter enfin que l’action prévue par le personnel d’Opel vendredi à Berlin, à laquelle devaient participer des travailleurs belges, a été provisoirement suspendue, a annoncé mercredi la FGTB. Selon les syndicats européens, des avancées ont en effet été enregistrées lors des dernières discussions entre GM et le gouvernement allemand. "Les négociations sont à nouveau sur les rails et nous voulons leur donner une chance en suspendant l’action prévue", a expliqué la FGTB.