Opel: réunion au cabinet Peeters cet après-midi

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Marcel Linden, en Allemagne

Publié le - Mis à jour le

Opel: réunion au cabinet Peeters cet après-midi
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Le gouvernement flamand rencontrera ce jeudi à 12h30 les syndicats, la direction d'Opel Anvers, ainsi que la fédération sectorielle Agoria concernant la dossier Opel. La rencontre se déroulera au cabinet du ministre président flamand, Kris Peeters, à la place des Martyrs, à Bruxelles, précise son service de presse.

Sites allemands sauvegardés

Nick Reilly, patron intérimaire d’Opel, ne fait pas l’unanimité en Allemagne. Ses dernières annonces ont provoqué des réactions contradictoires. Les ministres-Présidents des Länder ont ainsi salué le maintien des quatre sites de production d’Opel dans le pays, alors que les représentants ouvriers ont critiqué l’importance des coupes prévues dans ces mêmes sites de production. Le gouvernement Merkel, de son côté, a préféré ne pas se prononcer dans l’immédiat.

Les chefs des quatre gouvernements régionaux concernés par Opel n’ont pas caché leur soulagement. Le plan de General Motors de juin dernier prévoyait encore la fermeture des usines de Bochum (5 300 employés) et d’Eisenach (1 700 collaborateurs). Au cours de rencontres individuelles avec chacun des ministres-Présidents, Nick Reilly a donc confirmé le maintien des sites de production. L’opinion prévoit qu’en contrepartie, les Länder offriront des aides financières pour l’assainissement d’Opel. Certes, aucun des ministres-Présidents n’a fait de promesse précise au patron d’Opel. Ainsi, Roland Koch, du Länd de Hesse, où est implanté l’important siège de Rüsselsheim avec 15 500 employés, a exclu tout "traitement de faveur pour Opel" et il a renvoyé la question du financement à décembre quand General Motors présentera son plan d’assainissement détaillé. Cependant, le ministre de l’économie social-démocrate de Rhénanie-Palatinat, Hendrik Hering, satisfait du maintien du site de Kaiserslautern (3 800 employés), a déclaré: "Nous pourrons offrir ce que nous avions présenté pour le concept de Magna".

Les quatre ministres-Présidents ne l’ont pas dit tout haut mais il va de soi qu’ils attendent du gouvernement de Berlin qu’il fasse cause commune avec eux, comme tel avait été le cas pour Magna. Au cours des derniers jours, la chancelière Merkel, contrariée par la volte-face de GM, n’a pas voulu encourager la présente initiative d’assainissement du groupe américain. Klaus Franz, le président du conseil central d’entreprise d’Opel, s’est en outre fâché tout rouge en apprenant que les emplacements allemands d’Opel allaient devoir supporter jusqu’à 60 % des 9 000 départs prévus en Europe. On parle en effet de 5 300 suppressions de postes en Allemagne. "Nous n’accepterons pas qu’on assainisse Opel au détriment de l’Allemagne et de la Belgique", a-t-il lancé. D’un autre côté, le chef du conseil d’entreprise de Bochum, Rainer Einenkel, s’est félicité du sauvetage du site et a accepté d’engager des négociations avec GM.

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