Opel: Réunion le 23/09 à Anvers pour l'emploi

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Belga

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Opel: Réunion le 23/09 à Anvers pour l'emploi
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Des représentants des salariés du constructeur automobile Opel vont se retrouver le 23 septembre à Anvers, en Belgique, pour soutenir leurs collègues dont l'usine est menacée de fermeture, a annoncé mercredi le chef du comité d'entreprise Klaus Franz.

Des syndicalistes et des membres du comité d'entreprise iront à Anvers pour "soutenir de manière combative nos collègues", a déclaré M. Franz à la radio allemande Deutschlandfunk. L'usine d'Anvers semble la plus menacée par la vente prévue par General Motors de sa filiale Opel/Vauxhall à l'équipementier automobile canadien Magna, qui devrait déboucher sur 10.500 suppressions d'emplois en Europe, sur 50.000. "Nous voulons empêcher des licenciements secs et des fermetures d'usines dans toute l'Europe", a réaffirmé M. Franz.

Une réunion s'est tenue mardi à Berlin, à l'initiative du gouvernement allemand, pour évoquer la question d'un financement commun pour Opel. Berlin a promis des aides publiques de 4,5 milliards d'euros pour assurer sa vente à Magna. La Commission européenne, la Pologne, la Belgique, la Grande-Bretagne, l'Autriche, l'Espagne et la Hongrie étaient représentées. Mais certains pays reprochent à Berlin d'avoir défendu ses seuls intérêts dans ce dossier pour éviter des suppressions d'emplois massives en pleine campagne électorale.

Pour M. Franz, les usines à l'étranger devraient au contraire "être redevables (...) de l'action du gouvernement fédéral" allemand sans lequel elles "auraient été au dépôt de bilan". La possible suppression d'environ 1.700 postes en Espagne "n'est même pas l'équivalent de ce qui doit être supprimé à Bochum", en Allemagne, a-t-il poursuivi. "Je ne vois pas cela de manière si dramatique.".

Le ministre de l'Industrie espagnol Miguel Sebastian avait averti mardi que Madrid n'est pas prêt à apporter son soutien financier en l'état. "Normalement, vous choisissez d'abord le menu et ensuite vous payer l'addition. Aujourd'hui, on nous demande de payer sans avoir vu le menu", avait-il dit à Berlin.

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