Le constructeur automobile allemand Opel, filiale de PSA, a annoncé mardi vouloir supprimer 2.100 postes supplémentaires en Allemagne à travers un plan de départs volontaires.

Opel, qui n'aura pas recours à des licenciements, a depuis son rachat en 2017 déjà supprimé quelque 6.800 emplois à cause d'une baisse de la demande qui a entraîné des surcapacités dans ses usines.

Les employés nés avant 1963 pourront opter pour un départ anticipé à la retraite.

Le constructeur exclut par ailleurs les licenciements jusqu'en juillet 2025, dans le cadre d'un accord avec les syndicats qui doit permettre "une nouvelle et nette amélioration de notre compétitivité", explique Michael Lohscheller, patron d'Opel, cité dans un communiqué.

L'usine historique de Rüsselsheim bénéficiera également d'investissements pour y produire de nouveaux modèles dès 2021, précise l'entreprise.

La restructuration intervient au moment où les "normes d'émissions de CO2 de plus en plus strictes provoquent de grands bouleversements de l'industrie automobile", note Opel.

L'industrie automobile européenne s'engage à marche forcée dans l'électrification des motorisations, contrainte de réduire rapidement ses émissions de CO2 pour respecter des limites imposées par l'UE à partir de cette année.

Opel, engagée dans une vaste restructuration, a été redressée en moins de 18 mois après son rachat par PSA en 2017 pour afficher des bénéfices après vingt ans de pertes.

Mais le contructeur voit sa part du marché européen reculer depuis plusieurs années et veut baisser ses coûts de production.

Les difficultés d'Opel s'inscrivent dans un contexte difficile pour le secteur automobile, qui traverse une transformation coûteuse vers l'électrique au moment où la baisse des ventes et l'incertitude commerciale affectent la rentabilité.

Ces derniers mois, les grands groupes automobiles allemands ont déjà annoncé quelque 40.000 suppressions d'emplois pour faire des économies alors que la production dans le pays du secteur, longtemps pilier de l'industrie allemande, a reculé en 2019 à son plus bas niveau depuis 22 ans.