Les magasins pourront ouvrir le dimanche six fois par an contre trois fois actuellement. Pour les trois jours supplémentaires, les magasins devront cependant répondre à un certain nombre de conditions. Un accord sur l'ouverture des magasins le dimanche a passé la rampe du Conseil des ministres vendredi.

Les membres du gouvernement s'étaient déjà accordés durant l'été sur une extension de 3 à 6 du nombre de dimanches où l'ouverture serait autorisée pour les magasins mais cette décision avait essuyé de vives critiques de la part des organisations syndicales et des Classes moyennes. Celles-ci ont été invitées à se concerter. Les partenaires sociaux n'ont pas réussi à trouver un compromis, raison pour laquelle le dossier est revenu sur la table du gouvernement qui a tranché vendredi.

Les nouvelles dispositions intégreront un projet de loi-programme spécifique à l'emploi qui sera déposé au Parlement encore avant la dissolution des Chambres.

Le texte opère une distinction entre les chaînes de magasins et les magasins où il existe une représentation syndicale d'une part, et les plus petits commerces où ce n'est pas le cas d'autre part.

En ce qui concerne la première catégorie de magasins, un système en cascade sera mis en place. La négociation sur le salaire interviendra dans un premier temps à l'échelon sectoriel. En l'absence d'accord, on examinera les dossiers au niveau des entreprises. A partir de ce niveau, la prime ne pourra être inférieure à 200% du salaire. Enfin, si rien n'est possible au niveau de l'entreprise, la négociation aura lieu individuellement.

En ce qui concerne la catégorie des commerces sans représentation syndicale, la négociation aura lieu d'office au niveau sectoriel. Il n'y aura pas, là non plus, de norme minimale de 200%. "Mais il paraît logique que les syndicats n'accepteront pas d'accord en-deçà de cette norme", indique le ministre de l'Emploi Peter Vanvelthoven. "Et sans accord, pas d'ouverture supplémentaire le dimanche", précise-t-il.