Se basant sur le fait que quatre grands ascensoristes (ThyssenKrupp, Schindler, Otis et Kone) avaient été condamnés par l'Europe pour entente illicite entre 1995 et 2004, alors qu'à la même époque ladite Europe émettait une recommandation en matière de sécurité des ascenseurs, Marie Nagy (Ecolo) et Annemie Turtelboom (Open VLD), ont, en Commission de l'Economie de la Chambre, questionné la ministre en charge de la Protection de la consommation quant au retrait ou à l'adaptation possible de l'arrêté royal de 2003 en découlant. La réponse fut clairement... non.

Pas de mise à pied

Freya Van den Bossche a rappelé les critiques qui avaient déjà été émises sur cet arrêté royal "qui vient d'ailleurs d'être adapté sur deux points. On a prolongé les délais pour l'analyse des risques et pour les travaux de modernisation et on a mis en place une nouvelle procédure d'analyse des risques en tenant compte non seulement de la gravité, de la fréquence mais aussi du coût, excepté pour les vieux ascenseurs de valeur historique , a indiqué la ministre . Dès lors, le prix des travaux à effectuer diminuera de façon appréciable et étant donné la prolongation du délai, beaucoup de propriétaires pourront bénéficier de cette diminution", a-t-elle ajouté, soulignant que le Syndicat national des propriétaires avait marqué son accord sur ces nouvelles mesures. La sécurité étant un objectif important, elle a conclu vouloir maintenir l'arrêté royal.

Pour Ecolo, ce faisant, la ministre "refuse de protéger les consommateurs". Et de préciser dans son communiqué " qu'i l s'agit là d'une vision tronquée et idéologique d'une réalité infiniment plus complexe. Qu'on soit locataire ou propriétaire, il suffit d'habiter un immeuble avec ascenseur pour être pénalisé" . Estimant que ceux-ci "n'ont pas vocation à alimenter indûment les caisses du cartel ascensoriste", Ecolo s'adressera à la Commission européenne pour qu'elle revienne sur sa propre recommandation et portera l'affaire devant le Parlement européen.