Agfa-Gevaert a enregistré une perte nette de 48 millions d'euros l'année dernière. Si le groupe d'imagerie de Mortsel a vu ses ventes augmenter de 2,2%, à 2,24 milliards d'euros l'année dernière, il a par contre réalisé des performances légèrement inférieures aux attentes des analystes, qui étaient de 2,27 milliards d'euros. 

Le bénéfice d'exploitation (EBIT) s'est élevé à 124 millions d'euros, soit une baisse de 3% par rapport à 2018. Le souci principal d'Agfa-Gevaert est sa division d'impression Offset Solutions, qui est active sur des "marchés structurellement en déclin". Il y a par exemple "une forte baisse de la demande de techniques de prépresse analogiques". L'industrie de l'offset subit également les effets de la baisse des volumes d'impression de journaux et de produits commerciaux, de la pression sur les prix et du coût élevé de l'aluminium, explique l'entreprise de Mortsel.

Le groupe d'imagerie s'attend par ailleurs à ce que le coronavirus ait également un impact sur les résultats de cette division. Une grande partie des plaques d'impression sont en effet abriquées en Chine, où l'épidémie a commencé et où la chaîne de production est actuellement perturbée.

En raison du "vent contraire dans l'industrie de l'impression", Agfa-Gevaert adopte désormais une "position plus prudente". L'entreprise comptabilise dès lors une perte de valeur de 66,7 millions d'euros pour cette division.

Les autres branches d'Afga-Gevaert ont connu par contre une croissance sous-jacente de leurs bénéfices. "Dans les prochains trimestres, nous nous concentrerons sur nos actions pour nous armer contre les vents contraires dans l'industrie de l'offset. En outre, nous veillerons à ce que nos moteurs de croissance aient la possibilité de se développer au maximum de leur potentiel", a assuré le tout nouveau patron Pascal Juéry.