Le Produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 0,1% au troisième trimestre 2013 après son rebond de 0,5% au deuxième, un repli lié notamment à une baisse des exportations, a annoncé l'Insee jeudi.

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques, l'investissement des entreprises, un bon indicateur de la conjoncture économique à moyen terme, accentue sa baisse, à -0,6% entre juillet et septembre, après -0,4% en avril-juin.

Après l'embellie du printemps, la croissance française est mise à mal par la décélération de la consommation des ménages cet été (+0,2% après +0,4%). En tenant compte de l'investissement, la contribution de la demande intérieure finale à la croissance est nulle alors qu'elle était de +0,4% au deuxième trimestre, selon l'Insee.

Mais c'est surtout la chute des exportations (-1,5% après +1,9%) qui pèse, alors que les importations restent orientées à la hausse (+1%) après un deuxième trimestre déjà dynamique (+1,6%). Au total, a précisé l'Insee, la contribution du commerce extérieur à la croissance est négative, à -0,7%.

"A l'inverse, les variations de stocks contribuent pour +0,5 point après +0,1 point", a ajouté l'Institut.

Le Produit intérieur brut (PIB) allemand a quant à lui grimpé de 0,3% au troisième trimestre en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé jeudi l'Office fédéral des statistiques.

La croissance, qui s'affiche ainsi ralentie par rapport au deuxième trimestre, est imputable exclusivement à la demande intérieure, tandis que le commerce extérieur a eu une contribution négative, les importations ayant progressé plus vite que les exportations, précise l'Office.