Le ministre-président du gouvernement bruxellois, Charles Picqué, et le ministre de l'Economie et de l'Emploi de la Région-capitale, Benoît Cerexhe, se sont dits "consternés par l'ampleur de la restructuration" annoncée mardi par la direction de VW Forest. A leurs yeux, la première priorité est de permettre que soient maximalisées les chances de reclassement des travailleurs touchés par ce drame inhumain.

Le ministre de l'Economie et de l'Emploi de la Région de Bruxelles-Capitale réunira dès jeudi matin, au nom du gouvernement bruxellois, la cellule de crise prévue dans l'Accord de coopération du 24 février 2005 relatif à la mobilité interrégionale des chercheurs d'emploi, ont annoncé MM. Picqué et Cerexhe.

Objectif: coordonner au mieux, dans l'intérêt des travailleurs, les efforts d'accompagnement à réaliser par les différents services régionaux. Charles Picqué et Benoît Cerexhe ont également précisé que les premières pensées du gouvernement régional allaient "tout d'abord aux travailleurs et travailleuses de l'entreprise forestoise, mais aussi à tous ceux et toutes celles, à Bruxelles comme ailleurs dans le pays, dont l'emploi souffrira indirectement de cette réduction drastique des activités sur le site de VW-Forest".

Disant partager la tristesse et l'amertume des travailleurs forestois, ils ont toutefois invité les différentes parties intéressées à la négociation du plan social "à maintenir le fil d'un dialogue permettant de conclure un plan social acceptable pour les ouvriers et employés de VW-Forest laissés sur le carreau et d'entretenir des relations de travail au sein de l'entreprise permettant de maintenir, voire développer, une activité sur le site forestois dans les années à venir".

Les ministres de la Région-capitale ont enfin déploré que les décisions de restructuration prises par la direction allemande frappent très durement le site bruxellois, "deuxième meilleure usine du groupe en terme de productivité et première en termes d'assemblage".

Pour Charles Picqué et Benoît Cerexhe, "cette décision fait fi des efforts considérables faits par les pouvoirs publics pour permettre le développement d'activités sur le site de Forest".