La direction de Brussels Airlines n'est à ce stade pas encore en mesure de chiffrer précisément le nombre d'emplois qu'elle devra supprimer au sein de la compagnie afin d'atteindre les 8% de marge bénéficiaire qu'elle souhaite d'ici 2022, a-t-elle reconnu jeudi.

L'analyse doit en effet encore être effectuée département par département dans les mois et années à venir. Le seul chiffre dont elle dispose déjà avec certitude est celui de 160 millions d'euros de réduction des coûts à réaliser d'ici fin 2022, avec des mesures structurelles qui poursuivront leurs effets au-delà. Brussels Airlines dit comprendre la volonté de clarté des travailleurs et des syndicats quant au plan d'avenir Reboot qui est en cours de négociation.

Mais l'exercice va prendre du temps et nécessite une analyse au sein de chaque département. Un processus qui va prendre des mois afin d'examiner les économies possibles, que ce soit via des suppressions de postes ou par le biais de synergies avec le groupe Lufthansa ou une numérisation accrue des processus.

On ne peut donc pas encore dissiper l'incertitude des travailleurs sur leur emploi individuel, reconnait la direction. Ce qu'elle peut par contre déjà faire, c'est leur donner une idée de ce à quoi ressembleront les propositions de départs volontaires dans le cadre du plan Reboot. C'est ce qui a été fait jeudi matin lors d'une assemblée du personnel.

Les salariés ont ainsi le temps de réfléchir avant qu'il leur soit éventuellement demandé, d'ici quelques mois, s'ils souhaitent ou non quitter l'entreprise et profiter des avantages qui y auront été inclus, justifie Brussels Airlines.

D'après les propositions de la direction, les candidats au départ volontaire devraient recevoir environ 40 à 55% de plus que ce qui est légalement prévu. Ils seraient en outre accompagnés de manière intensive vers un autre emploi et pourraient recevoir, durant un certain laps de temps, une compensation financière s'ils y gagnent moins d'argent. Des mesures qui ne valent pour le moment que pour le personnel au sol, c'est-à-dire essentiellement administratif. Un exercice similaire sera probablement réalisée pour les pilotes, stewards et hôtesses.

Les discussions concernant ce plan de départs volontaires sont toujours en cours et se déroulent de manière constructive, indique encore la compagnie aérienne, dont le but est d'obtenir le soutien des syndicats.

Brussels Airlines n'est donc pas en mesure aujourd'hui d'exclure des licenciements secs s'il n'y a pas assez de volontaires au sein de l'un ou l'autre département pour quitter l'entreprise. Elle fera en tous les cas tout pour les éviter, souligne-t-elle.