Le prix du pétrole brut a dépassé mercredi le cap de 110 dollars le baril pour la première fois, en grimpant jusqu'à 110,20 dollars, un nouveau record historique. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril a également terminé la séance tout près de ce seuil symbolique de 110 dollars. Il a gagné par rapport à la veille 1,17 dollar à 109,92 dollars, un nouveau record de clôture.

Le marché du pétrole a une nouvelle fois balayé ses records de la séance précédente, aussi bien à New York qu'à Londres, et continué de repousser plus loin ses sommets, parallèlement à une nouvelle chute du dollar qui pousse les investisseurs vers les marchés de matières premières. A Londres, le Brent de la mer du Nord, qui est plus lourd et plus souffré que le brut côté à New York et par conséquent généralement un peu moins cher, a lui franchi pour la première fois les 106 dollars le baril, pour inscrire un nouveau record à 106,40 dollars.

Depuis plusieurs jours, les seuils symboliques sont tombés les uns après les autres sur le marché du pétrole en parallèle avec l'appréciation de l'euro face au dollar. En effet, du côté des devises, la barre des 1,55 dollar pour un euro a été passée pour la première fois. Le dollar était tombé jusqu'à 1,5525 dollar pour un euro, un plancher historique. Le marché a rapidement mis de côté les chiffres dévoilés en matinée par le Département américain à l'Energie (DoE), pourtant jugés par les analystes comme étant de nature à tirer les cours vers le bas.

En effet, alors qu'ils avaient baissé la semaine précédente, à la grande inquiétude du marché, les stocks de brut des Etats-Unis se sont reconstitués la semaine dernière presque quatre fois plus que prévu par les analystes. Ils ont augmenté de 6,2 millions de barils. Les réserves d'essence ont continué de se reconstituer de 1,7 million de barils. Quant aux stocks de produits distillés, ils ont fondu de 1,2 million de barils, un peu moins que la baisse de 2 millions de barils anticipée.