"Si nous n'y faisons pas attention, lorsque la reprise (économique) viendra, l'offre de pétrole sera encore moins élevée que prévu, ce qui veut dire que les prix vont s'envoler", a affirmé M. de Margerie, au cours de la conférence Oil and Money à Londres.

Selon lui, "certaines compagnies pétrolières pourraient avoir du mal à lever des fonds grâce à nos chers banquiers" et cela "aura certainement un impact" négatif sur "le développement des capacités de production dont le monde a besoin". "La production (de pétrole) est de plus en plus difficile à assurer", a poursuivi M. de Margerie, soulignant que le monde faisait face à une pénurie de capacités de production de pétrole et de gaz. "Plus la crise durera longtemps et plus les prix seront élevés", a-t-il assuré.

Les prix du pétrole vont en outre rester "élevés" du fait de la hausse des coûts d'extraction pour atteindre des champs pétrolifères de plus en plus lointains, a-t-il ajouté. "J'ai dit (dans le passé) que les prix du pétrole allaient rester élevés. Je continue à dire que les prix du pétrole vont rester élevés", a-t-il affirmé.

"Les coûts (des compagnies pétrolières) vont continuer à augmenter, pas en raison de la situation des marchés", mais en raison du coût sans cesse croissant pour extraire du pétrole de gisements plus difficile à atteindre, a-t-il ajouté.