Le groupe "s'est mis d'accord avec des actionnaires, des banques, et le gouvernement fédéral sur un programme de 1,8 milliard d'euros (...) pour sécuriser des liquidité contre la pandémie en 2021", a affirmé le voyagiste dans un communiqué.

C'est la troisième fois en quelques mois que l'État vole au secours de l'entreprise, qui a déjà reçu 3 milliards d'euros d'aides publiques.

Cette fois ci, Berlin a débloqué 1,3 milliard d'euros, sous la forme de ligne de crédit à la banque publique KFW (200 millions), de participation sans droit de vote au capital (700 millions), et de garantie de crédit (400 millions).

Le voyagiste bénéficiera également d'une hausse de 500 millions d'euros de son capital par des actionnaires et banques d'investissement.

"TUI était avant la pandémie une entreprise saine. Le marché est intact, la demande est là. Mais nous ne pouvons faire aucun chiffre d'affaires depuis mars", a justifié le président du groupe Fritz Joussen, dans un communiqué.

Hôtels, charters, croisières qui constituent le cœur de métier du groupe allemand sont quasiment à l'arrêt depuis le début de la crise sanitaire qui a mis à genoux le secteur du tourisme.

Et la légère reprise entamée cet été a été stoppée en plein vol par la seconde vague épidémique.

Au troisième trimestre de son exercice décalé 2019/2020, le géant a perdu 1,42 milliard d'euros, après une perte de 763,6 millions d'euros au deuxième trimestre. En conséquence, le groupe a annoncé en avril la suppression de 8.000 postes dans le monde, sur 70.000.

Il va aussi se délester de 20% de sa flotte d'avions, qui compte encore 150 appareils. Sa compagnie aérienne allemande, Tuifly, va notamment passer de 39 à 17 avions. TUI doit présenter son bilan financier annuel durant le mois de décembre.