"On n'a pas encore vécu le pire", redoute Thierry Neyens, le président de la Fédération Horeca Wallonie, alors qu'aucune date de reprise pour le secteur n'est encore arrêtée. "Ça engendre une psychose dans le secteur", témoigne-t-il dans L'Avenir jeudi.

La fermeture pour le secteur se prolonge au-delà du 3 mai dans le cadre du confinement nécessaire à la lutte contre la pandémie de Covid-19. "Alors, il faut que les soutiens et les aides fédérales et wallonnes se prolongent aussi. Quant aux charges sociales, patronales, les reports ne suffiront pas. On n'aura pas assez de temps pour se refaire une trésorerie. Avec ce deuxième trimestre qui aura été 100% à l'arrêt, sans aucune rentrée, on ne s'en sortira pas sans annulation pure et simple d'une partie des charges", analyse le président de la Fédération wallonne.

Il constate en outre que les conditions qui seraient liées à la réouverture "sont presque plus inquiétantes que tout le reste". "Comment va-t-on rendre tout ça viable pour le secteur?".

Il en conclut qu'"on n'a pas encore vécu le pire", le secteur de l'horeca étant "déjà fragile, même en temps normal". "Aujourd'hui, il est exsangue. Mais il faut profiter de l'arrêt pour repenser son modèle. Parce que tout le modèle économique va changer", assure-t-il.