"En lisant la presse flamande ces deux derniers jours, j’ai compris qu’aucune annonce d’assouplissement des restrictions n’allait être faite par le Comité de concertation de ce vendredi", expliquait, dépité, Philippe Verdonck, le patron de l’aéroport de Charleroi. À l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, on se disait, au contraire, "étonné" que rien n’ait bougé sur les limitations des déplacements internationaux. 

"Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne ont confirmé cette semaine que les déplacements non essentiels ne devaient pas être interdits, explique la porte-parole Ihsane Chioua Lekhli. La Belgique est sans doute le seul pays en Europe à maintenir un système aussi strict. Or voyager vers des pays autant ou moins contaminés que la Belgique n’augmente pas le risque de contagions dans notre pays, selon nous." 

Pour l’aéroport, cette levée rapide de l’interdiction de voyages non essentiels est "vitale". " Cela devient intenable. Il y a une souffrance économique forte. Nous n’accueillons plus qu’entre 2 000 et 4 000 passagers par jour (soit près de 5 % de la fréquentation habituelle de l’aéroport, NdlR) depuis que cette interdiction des voyages non essentiels existe, contre 10 000 par jour quand ce type de déplacement n’était que fortement déconseillé"

La porte-parole se dit consciente de la situation sanitaire. " L’idée n’est pas non plus que tout le monde voyage du jour au lendemain, mais il faut assouplir les restrictions vers les zones où la contamination est semblable ou moins forte."