Alors que les mesures de distanciation sociale sont imposées dans les aéroports, les compagnies aériennes pourront remplir leurs vols sans laisser un siège d'écart entre les passagers.

Les compagnies aériennes ont annoncé qu'elles allaient reprendre leurs vols, Brussels Airlines par exemple a annoncé la reprise à partir du 15 juin et imposera le port du maque car "la distance sociale à bord ne peut pas être garantie". Aucun siège pourtant n'a été supprimé sur les avions de Brussels Airlines, ainsi que sur la plupart des autres compagnies aériennes, afin de créer une distance supplémentaire entre les passagers. L'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a émis des recommandations et prônait un espacement des passagers mais seulement "quand les appareils n'étaient pas remplis", expliquait l'agence dans un communiqué.

"Le taux d'occupation dépend évidemment de la vente des billets. Des avions complets sont donc possibles. Dans la mesure du possible, nous séparerons autant que possible les passagers", déclare Brussels Airport à de Standaard.

Pourtant, des mesures de sécurité strictes s'appliqueront à l'aéroport de Zaventem. Le contrôle de température systématique des passagers sera ainsi instauré dès le 15 juin, à l'aide de caméras thermiques. "Ce contrôle se rajoute à toutes les mesures sanitaires déjà prises pour permettre aux passagers de voyager en toute sérénité", déclare Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport Company.

"Un avion est une sorte de transport public", explique le virologue Marc Van Ranst dans les colones du journal flamand. "Et vous ne devez pas garder une distance dans le tram ou le train si vous portez un masque. Il ne serait pas rentable de laisser des avions voler à moitié vides".