Une aubaine pour les deux principaux rivaux de Huawei sur le marché de la 5G, Nokia et le Suédois Ericsson, qui se sont dit prêts en juillet à prendre la place du Chinois sur le sol britannique.

Le montant du contrat annoncé mardi n'a pas été communiqué. A la Bourse de Helsinki, à la mi-journée, l'action Nokia gagnait 3,58%.

L'achat de nouveaux équipements Huawei sera interdit après le 31 décembre 2020 et les équipements existants devront être retirés d'ici 2027.

En début d'année, la Grande-Bretagne avait déjà limité l'accès à ses réseaux 5G pour protéger les équipementiers télécoms puis l'UE lui a emboîté le pas en invitant les États membres à éviter de dépendre de fournisseurs "à haut risque".

Selon les termes de l'accord annoncé mardi, Nokia fournira des stations de base et d'autres équipements de réseau pour permettre aux clients de BT d'accéder à l'internet 5G très haut débit. Des équipements Nokia seront également installés dans les réseaux 2G et 4G existants.

Nokia ne va pas remplacer l'ensemble des équipements Huawei dans la 5G, a précisé BT à l'AFP, indiquant que d'autres contrats allaient être annoncés, en particulier avec un autre fournisseur non dévoilé.

"Avec cette nouvelle étape de notre relation fructueuse avec Nokia, nous continuerons à mener le déploiement des réseaux fixes et mobiles afin d'offrir des expériences hors du commun aux clients", a déclaré Philip Jansen, PDG de BT, cité dans le communiqué.

Si l'interdiction d'utiliser Huawei donne un coup de pouce significatif à Nokia et Ericsson au Royaume-Uni, les observateurs de l'industrie ont averti qu'il pourrait être difficile de satisfaire la demande croissante laissée par le leader sur le marché.

Actuellement, Huawei, Ericsson et Nokia se partagent 80% des réseaux télécoms commerciaux 5G dans le monde.

Mais le groupe chinois est largement considéré comme le fournisseur le plus avancé en la matière.