Pour la première fois depuis de nombreux mois, un Boeing 737 MAX appartenant à la compagnie aérienne TUI fly Belgium a repris les airs. Il s'agit d'un vol d'essai, obligatoire en raison de la procédure de redémarrage de ces appareils, explique le transporteur, qui ignore encore quand il y transportera à nouveau des passagers.

Le Belge TUI fly dispose de quatre 737 MAX dans sa flotte. Ceux-ci ont été stationnés à Brussels Airport pendant plus d'un an et demi et deux crashs en quelques mois qui ont fait 346 morts. Mais l'un d'entre eux a finalement redécollé de l'aéroport de Zaventem ce mercredi vers 10h30.

Préparation opérationnelle

La compagnie aérienne confirme. Il s'agit d'un "operational readiness flight", un vol de préparation opérationnelle. Cela fait partie du protocole qui doit être suivi pour les avions qui sont cloués au sol depuis longtemps.

Le but d'un tel vol d'essai est de vérifier si un avion qui est au sol depuis longtemps fonctionne correctement : "Le vol est effectué sans passagers, avec seulement les pilotes et un ingénieur, et dure environ une heure. Une partie de ce vol consiste à effectuer une approche et une remise des gaz. Il s'agit de tester l'atterrissage à la fois manuel et automatique." Ces opérations ont eu lieu à Ostende.

Le vol d'essai a duré un peu plus de deux heures et l'avion a atterri à Brussels Airport vers 12h45, après avoir également survolé l'Allemagne.

TUI fly n'a pas encore décidé quand le 737 MAX reprendra le service commercial.

Mise à jour logicielle

Les deux crashs des 737 MAX, fin 2018 et début 2019, ont été attribués à un système de sécurité défaillant (MCAS) qui a poussé le nez des avions vers le bas à chaque fois. Pour remédier à ce problème, Boeing a notamment mis en place une mise à jour logicielle.

Au cours des derniers mois, la zone d'exclusion aérienne a été levée aux États-Unis, au Brésil et au Canada. Et l'autorité européenne de l'aviation EASA a, à son tour, donné le feu vert au 737 MAX fin janvier.

Mais, pour les avions immatriculés en Belgique - c'est le cas des quatre appareils de TUI - le SPF Mobilité doit encore valider les modifications apportées à chaque avion et la formation des pilotes requise. Et ce n'est qu'après un vol d'essai réussi que l'avion reçoit son certificat de navigabilité standard. "La délivrance de ce certificat est la confirmation que la DGTA (Direction générale Transport aérien, NDLR) est convaincue que l'avion peut voler en toute sécurité et qu'il satisfait à toutes les exigences de la réglementation européenne en matière de navigabilité", avait précisé l'administration.