Les réserves financières des grossistes belges de l'horeca ont fondu comme neige au soleil cette année. 22% des 100 plus grandes entreprises flirtent avec la faillite si le secteur hôtelier est toujours fermé dans deux semaines, selon le collecteur de données des entreprises Graydon, écrit De Tijd mardi. 

"À titre de comparaison, au début de cette année, ce chiffre était légèrement inférieur à 1%", explique Eric Van den Broele, de Graydon. Les petites et moyennes entreprises sont particulièrement menacées. Vingt-six pour cent d'entre elles sont en danger de mort si l'industrie de l'hôtellerie et de la restauration est encore fermée le 31 décembre. Les grandes entreprises sont mieux loties, avec 91% d'entre elles en excellente santé financière à la fin de l'année.

Les fournisseurs en danger ont actuellement besoin de 14 millions d'euros de liquidités pour survivre. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont déjà condamnés. "Si les propriétaires injectent de l'argent supplémentaire ou si l'industrie hôtelière réussit à rouvrir, de nombreuses entreprises seront hors de danger", selon M. Van den Broele. Cependant, toutes les entreprises ne s'en remettront pas. Plutôt que de faire faillite, elles seront rachetées. "Divers acteurs du secteur s'attendent à une vague de rachats dans les années à venir", ajoute M. Van den Broele.