Les parties visent un accord définitif "dans les prochains mois" en vue de l'exploitation par Air Liquide des 16 unités de séparation de gaz de l'air de ce complexe industriel situé en Afrique du Sud à Secunda (nord-est), d'une capacité de production de 42.000 tonnes par jour, selon un communiqué.

Le montant de l'acquisition, qui s'élève à "environ 8,5 milliards de Rand sud-africains" (soit 440 millions d'euros), serait un "investissement initial".

Air Liquide vise la réduction des émissions de CO2 du site "de 30 à 40% d'ici 2030", grâce à des investissements supplémentaire de modernisation et à la sécurisation de l'approvisionnement en électricité renouvelable.

"L'acquisition et l'exploitation de toutes les unités de production d'oxygène du site de Sasol constitue une étape clef dans la relation de long terme que nous avons avec Sasol depuis 40 ans", a observé Benoît Potier, PDG d'Air Liquide, cité dans le communiqué.

En mai, Sasol avait été mis sur liste noire par le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde avec plus de 1.000 milliards de dollars d'actifs, à cause de sa présence importante dans le charbon.

Le PDG du groupe Sasol, Fleetwood Grobler, cité dans le communiqué, assure que le groupe est dans une "démarche de transformation" pour "rendre le groupe plus résilient et plus durable", notamment via " un programme de cessions d'actifs".

Présent dans 80 pays, Air Liquide emploie 67.000 collaborateurs et a dégagé un chiffre d'affaires de 22 milliards d'euros en 2019.