La direction et les syndicats de Proximus ont conclu lundi soir un projet d'accord social. Il est soumis ce mardi à l'approbation du personnel, avant un passage en commission paritaire le 27 novembre pour une probable signature. Voici ce qu'il contient.

Sur les 1900 emplois qui devaient être supprimés, environ 700 seront finalement maintenus. Il y aura des licenciements secs mais leur nombre n'est pas encore connu car il dépend du fait que les employés à qui on proposera un départ volontaire l'accepteront ou pas, annonce Jean-Claude Philippon, président du SLFP Proximus.

Les membres du personnel qui partiront en départ volontaire auront une prime de 1750 euros bruts par année d'ancienneté en plus du préavis légal. 

Un peu plus de 550 personnes se verront proposer un départ en prépension dès 58 ans.

Quelque 170 employés seront recasés en interne, après avoir suivi une formation.

Premiers départs à partir du 29 février

Dès la première semaine de décembre, Proximus lancera une plateforme internet sur laquelle 800 offres d'emplois, émanant de 13 entreprises, seront proposées au personnel. Les métiers vont de l'informatique au transport, en passant par la finance, le management ou le customer service.

Une foire à l'emploi avec ces mêmes entreprises sera organisée la semaine suivante dans les locaux de Proximus à Anvers, Bruxelles et Namur.

Les premiers départs sont prévus pour le 29 février et ils se ventileront sur deux ans.

"Je tiens à souligner la qualité du travail accompli par les médiateurs sociaux depuis plusieurs semaines car ils nous ont permis d'avancer dans les négociations", commente Jean-Claude Philippon. "Ces négociations ont duré très longtemps et nous avons tout fait pour minimiser l'impact du plan social mais il y a tout de même un prix à payer pour le personnel."

Le permanent syndical ajoute : "La direction de Proximus aurait pu anticiper la vitesse à laquelle la digitalisation allait toucher l'entreprise. Mais son manque de vision à ce sujet a conduit à ce plan social".