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L'administratrice déléguée de Proximus a donné quelques informations supplémentaires sur le plan de restructuration. 

Manifestement marquée par les événements, mais déterminée, Dominique Leroy, la CEO de Proximus a répondu aux questions des journalistes après l'annonce du plan de restructuration au cours d'une session de 32 minutes, montre en main. Un vrai marathon entamé à l'aube avec une session d'information avec les syndicats, avant de voir le personnel, pour clôturer avec les journalistes. " C'est un plan de restructuration nécessaire", commence-t-elle. " Même s'il tombe mal à un an de la fin de mon mandat, je peux vous assurer que j'assume ce plan. Il faut préparer l'entreprise à une profonde transformation, qui a déjà commencé, mais qui doit se poursuivre. Je souhaite aller jusqu'au bout de mon mandat, qui se termine le 1er janvier 2020, et même continuer au-delà de ce mandat, si on m'en donne la possibilité. En tout cas, je voudrais participer à cette transformation." Elle a ensuite ajouté que ce plan avait été mûri depuis le mois d'octobre "par des analyses et des initiatives. Il a ensuite été budgété. Je ne peux pas être très précise sur les départs, et la manière dont ils vont être opérés, car il doit encore y avoir une concertation avec les syndicats. Nous ne pouvons pas exclure les licenciement secs mais pas mal de possibilités existent en matière de départs volontaires, même si je suis bien consciente qu'une part importante a déjà été réalisée dans le précédent plan de restructuration, qui date d'il y a 4 ans".

Une autre question cruciale a porté sur le maintien ou pas du dividende par action, qui se chiffrait à 1,5 euro en 2018. A priori, il avait décidé que l'année prochaine, ce dividende de 1,5 euro était maintenu, mais ce n'est plus si sûr. " Il y aura des discussions après la divulgation des résultats financiers le 1er mars, afin de savoir si le dividende sera maintenu ou pas. C'est un point qui sera évidemment discuté ", a expliqué Dominique Leroy. En clair, Il n'est pas certain que le montant d'1,5 euro ne bougera pas. Cette question n'est pas anodine puisque Proximus entend réduire les coûts de 240 millions brut dans les 3 prochaines années - " le mot brut est important parce que même si je ne peux pas être précise, une part significative de ces 240 millions d'euros va être réinvestie".

Dominique Leroy a terminé ce petit tour de table avec la presse en expliquant que ce plan de restructuration à trois ans aurait dû être présenté la semaine prochaine (le 15 janvier). Elle garde cependant toute la confiance dans le CA, " d'autant qu'on est absolument pas sûr que la fuite vienne du CA? Ce que je peux vous dire, c'est que ce CA fonctionne bien, que le président (Stefaan De Clerck, NDLR) le gère très bien et que la volonté est vraiment de développer l'entreprise, de l'amener à faire face au défi du numérique. Le CA garde toute ma confiance", a-t-elle conclu.