Les magasins d'Alleur et Lodelinsart ont effectivement gardé portes closes, a confirmé samedi matin Raymond Vrijdaghs, secrétaire permanent CNE, à l'agence Belga, ainsi que Deurne et Leeuw-saint-Pierre, a ajouté le CEO Vincent Nolf. Le personnel est présent devant les établissements pour soutenir les délégués, a précisé M. Vrijdaghs. "L'objectif n'est pas forcément de poursuivre la grève, il s'agit d'un premier coup mais nous attendons des nouvelles de la direction." Le Setca s'est désolidarisé de l'action sur le site d'Alleur mais la grève est menée en front commun au niveau national.

La direction de Makro se dit, quant à elle, "surprise" par la grève de ce samedi. "Le résultat des succès commerciaux de Makro est toujours assombri par des coûts structurels élevés. Suspendre les initiatives de réduction des coûts serait donc irresponsable et ne bénéficierait pas à l'emploi", a expliqué Vincent Nolf, confirmant poursuivre ses projets.

La direction regrette qu'"aucune initiative n'ait pu être discutée en profondeur à ce jour au sein d'un conseil d'entreprise extraordinaire", et ce "malgré les diverses tentatives de la direction pour instaurer un dialogue social". M. Nolf invite dès lors les syndicats à venir à la prochaine réunion de concertation le 22 octobre.

La direction de Makro a annoncé début septembre qu'elle ne prolongerait pas 100 à 200 contrats temporaires dans le courant de l'année prochaine et qu'elle envisageait une série de modifications d'organisation dans ses six magasins (Deurne, Eke, Machelen, Leeuw-Saint-Pierre, Alleur et Lodelinsart).

Depuis l'annonce de début septembre, des mouvements de grève ont éclaté, les syndicats exprimant ainsi leur mécontentement face aux "refus répétés de la direction d'ouvrir une concertation".