La "discussion juridique" porte sur les conditions de départ de l'intéressé et le motif de son renvoi. Il n'est pas exclu que cette discussion soit finalement réglée par voie judiciaire, a indiqué mardi la ministre des Entreprises publiques Petra De Sutter (Groen) devant la commission compétente de la Chambre. 
 
Lors d'un échange de vues avec les députés sur le sujet, Petra De Sutter a répété que le licenciement de Mr Van Avermaet était la conséquence d'une série de problèmes et que les résultats financiers décevants annoncés par Bpost ont été "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase"
Le CEO avait également perdu la confiance du conseil d'administration, notamment en raison d'un manque de transparence concernant l'enquête sur d'éventuels accords de concurrence chez son précédent employeur, la société de sécurité G4S.

Licenciement pour faute grave ?   

La question est maintenant de savoir si l'ancien patron a droit à une indemnité de départ - comme le stipule le contrat - ou s'il est licencié pour faute grave, par exemple (et donc sans indemnité). "En ce moment, le conseil d'administration de bpost est engagé dans une discussion juridique avec M. Van Avermaet concernant les conditions de licenciement en fonction du contrat et les raisons pour lesquelles il a été résilié", a expliqué la ministre De Sutter. "C'est une histoire juridique, il est tout à fait possible que cela soit finalement réglé par un tribunal."

Entre-temps, Dirk Tirez a été nommé CEO ad interim. L'entreprise postale a fait appel au chasseur de têtes Korn Ferry pour lui trouver un successeur définitif. Selon la ministre écologiste, le futur patron doit être quelqu'un "qui est capable de gérer une entreprise aussi complexe dans un marché hautement concurrentiel et en évolution rapide, d'une manière bonne et durable, tant sur le plan économique que social". Elle a également demandé que ce soit "quelqu'un qui a le sens du service public" qu'assure Bpost.

La recherche devrait durer plusieurs mois, a prévenu Petra De Sutter. "On ne trouve pas quelqu'un comme ça en deux semaines, surtout si l'on devait opter pour un candidat externe", a-t-elle mis en garde. "Nous devons trouver un bon équilibre entre la vitesse et la qualité."