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Quid des Müller, Chaffart, Corti & Cie? (3/5)

Vincent Slits

Publié le - Mis à jour le

Il y a un an, ils figuraient en manchette de tous vos quotidiens. Ils, ce sont les différents acteurs de la saga Sabena qui ont vécu au coeur des événements l'agonie de la compagnie belge. Que sont devenus douze mois plus tard les Christoph Müller, Ferdinand Chaffart, Patrick Du Bois, Joël Gans et autres Mario Corti? Eléments de réponses.

Christoph Müller. Trahi par Swissair, la faillite de la Sabena aura été pour l'Allemand `le pire moment´ de sa carrière. Grosse pointure du secteur aéronautique - il a travaillé pour Airbus et Lufthansa avant de rejoindre notre pays - Müller n'avait pas caché au lendemain de la faillite son désir de continuer sa carrière en Belgique. Mais pas chez DAT ( aujourd'hui SN Brussels Airlines) où il n'était plus le bienvenu. Après un `break´ pour recharger les batteries, cet homme que l'on dit froid - mais ne fallait-il pas du sang froid pour gérer une telle situation? - a en avril 2002 rejoint la multinationale de courrier express DHL. Mais certains se demandent si le manager allemand pourra satisfaire ses ambitions - qui sont grandes - au travers de ses fonctions actuelles.

Ferdinand Chaffart. Le dernier président du conseil d'administration - mis sur la touche lors de certains événements importants comme la conclusion de l'accord Astoria - admet avoir encore une certaine `tristesse´ par rapport à la fin d'une compagnie aussi prestigieuse que la Sabena. Visiblement, l'heure de la retraite n'a pas encore sonné pour l'ancien grand patron de la Générale de Banque. L'homme fourmille en effet d'activités même si elles ne relèvent pas de la gestion pure. Ainsi, il est président de la Management School d'Anvers, président de la ligue européenne de coopération économique et membre du fonds de recherche scientifique. Du côté des entreprises privées, M. Chaffart est administrateur à la Raffinerie Tirlemontoise, chez Saint Louis Sucre, Agfa, Spadel ou Icos, une `spin off´ de la KUL. Sans oublier son poste de vice-président du groupe flamand de médias VUM.

Patrick du Bois. Entré à la Sabena au début des années 90, le secrétaire général de la Sabena a donné une nouvelle orientation à sa carrière en intégrant le 1er juillet le géant de l'acier Arcelor. Sélectionné par un chasseur de tête, Patrick du Bois s'y occupe désormais de `développement durable´. Auparavant, Patrick du Bois avait exercé quelques missions de conseil en communication ou d'accompagnement auprès de conseils d'administration.

Tony Jossa. Responsable des ressources humaines de la Sabena, Tony Jossa n'a pas ménagé ses efforts durant les semaines qui ont précédé la faillite pour obtenir un plan social décent pour les milliers de travailleurs de la compagnie belge restés sur la touche. `Durant toute cette période, j'ai délaissé quelque peu ma vie familiale. C'est pourquoi, j'ai décidé de prendre du recul et de faire une pause de quelques mois après la faillite de la Sabena. Pour moi, la page est maintenant tournée...´, nous explique cet homme de 46 ans père de deux garçons de 10 et 7 ans. Disponible sur le marché de l'emploi depuis juin dernier, et après avoir examiné différentes pistes, Tony Jossa vient de trouver chaussure à son pied. Il vient en effet d'être nommé responsable des ressources humaines et de l'organisation de l'opérateur flamand Telenet.

Joël Gans. Il était partout. Radios, télévisions, journaux... Bombardé sur le devant de la scène, le porte-parole de la BeCA - l'association des pilotes - a connu une exposition médiatique très forte lors des semaines qui ont précédé la faillite. Avec son côté défenseur de la veuve et de l'orphelin, Joël Gans s'en était pris à Swissair, à l'Etat belge ou aux administrateurs belges de la Sabena. Douze mois plus tard, il n'a pas encore retrouvé une place dans un cockpit même si des contacts pourraient aboutir dans les prochaines semaines. En attendant, toujours chômeur indemnisé, il s'occupe de BEAP, une société dont les actionnaires sont des anciens de la Sabena et de City Bird et qui vise à contribuer au nouveau développement de l'aviation en Belgique.

Mario Corti. Dernier patron de Swissair, grand méchant loup pour de nombreux ex-Sabéniens et pas vraiment populaire dans son propre pays, a décidé de franchir l'Atlantique. Il a vendu la luxueuse villa qu'il occupait sur les hauteurs de Zurich et s'apprête à partir, en compagnie de son épouse Joy, une architecte d'intérieur américaine, en direction de Boston. Quel meilleur endroit que les `States´ pour espérer avoir une deuxième chance?

© La Libre Belgique 2002

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