L'administrateur délégué, qui vient de conclure une alliance avec l'américain Chrysler, rencontrera les ministres de l'Economie, Karl-Theodor zu Guttenberg, et des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

Marchionne a indiqué vendredi qu'il allait maintenant se concentrer sur le dossier Opel, dans une interview au quotidien turinois La Stampa. "C'est notre partenaire idéal", a-t-il affirmé alors que plusieurs responsables politiques et syndicaux allemands avaient indiqué que des discussions étaient en cours pour une éventuelle reprise d'Opel, en graves difficultés.

Selon Armin Schild, syndicaliste d'IG Metall et membre du conseil de surveillance d'Opel, l'italien a préparé une offre inférieure à 750 millions d'euros pour devenir partenaire majoritaire d'Opel.

Le dossier Opel, propriété de General Motors depuis 80 ans, est hautement sensible en Allemagne car le constructeur y est toujours considéré comme un symbole de la construction automobile nationale et y emploie près de 26.000 personnes.

Sa survie passe par un retrait partiel de GM et l'arrivée d'un investisseur que le gouvernement d'Angela Merkel se dit prêt à aider.