"Il ne fait aucun doute que le secteur intérimaire traverse une période très difficile à cause de la récession", a indiqué mercredi Robert Veekman (LBC), après l'annonce de la suppression de 150 emplois par Adecco Belgique. "Nous regrettons qu'Adecco n'ait pas répondu favorablement à la proposition que nous avions faite à la fin de l'année dernière d'entamer des discussion sur la façon dont on pouvait répondre à la baisse temporaire de l'emploi sans procéder à des licenciements", a-t-il cependant ajouté.

Le syndicaliste renvoie au cas de Randstad qui a entamé des discussions afin d'élargir les possibilités pour ses employés de prendre un crédit-temps, à des conditions améliorées. "Ce n'est pas la mesure-miracle, mais on parle quand même de gens qui gardent leur emploi. Chez Adecco, des mesures similaires auraient permis de diviser par deux le nombre d'emplois supprimés", affirme M. Veekman.

Selon le syndicaliste, les suppressions d'emploi annoncées mercredi devraient surtout concerner des employés travaillant au siège de Grand-Bigard. Environ cinq agences devraient également fermer leurs portes. Les discussions sur le plan social démarreront ce vendredi