Les abattements, réductions et autres exonérations ont privé l'Etat de 61 milliards d'euros de recettes en 2011, d'après le relevé des dépenses fiscales établi par le SPF Finances et annexé au budget 2013. L'Etat se prive ainsi de plus d'un tiers de ses recettes fiscales potentielles, peut-on lire mercredi dans l'Echo et De Tijd. L'exemple le plus flagrant vient de l'impôt des sociétés (Isoc). Sur les revenus 2010 (déclaration 2011), les divers rabais s'élevaient à 16,6 milliards d'euros, alors que les recettes totales de l'Isoc n'étaient plus que de 10 milliards d'euros.

Cette étude chiffre le coût brut pour l'Etat des intérêts notionnels à 5,3 milliards d'euros. En ce qui concerne l'impôt des personnes physiques, le "manque" de recettes fiscales est de 30 milliards, soit un tout petit peu moins que le rendement effectif.

Les incitants fiscaux à l'acquisition d'un logement coûtent quant à eux un peu plus de 2 milliards à l'Etat.