Ces compagnies, représentées par trois associations, regrettent qu'elles n'aient pas été consultées et jugent ce projet insensé.

En février 2008, Brussels Airport a annoncé son projet d'inaugurer un terminal low cost et, le 30 avril 2009, a fait savoir qu'il serait opérationnel à la fin octobre. A croire les associations BATA (Belgian Air Transport Association), AOC (Airline Operators Committee) et BAR (Board of Airlines Representative), jamais les compagnies aériennes actives sur le tarmac de Zaventem n'ont été consultées.

Elles s'estiment pourtant victimes de discrimination. Les critères d'utilisation de ce nouveau terminal font en sorte que les compagnies actives actuellement à l'aéroport -qu'elles soient belges ou étrangères, charter ou régulières- en seront exclues: elles ne peuvent voler qu'entre 6h et 23h, ne peuvent opérer de transfert de passagers, les avions ne peuvent rester au terminal plus de 30 minutes entre deux vols, etc. Les taxes liées à l'usage du terminal low cost seront en outre réduites sans justification convaincante, estiment les compagnies. L'aéroport invoque ainsi les services supplémentaires offerts dans les deux terminaux actuels alors qu'il les fait payer aux compagnies.

Qui plus est, la mise en oeuvre de ce projet ne respecte pas les règlements en vigueur, affirment les associations. Les compagnies ont conclu un accord avec l'aéroport qui gèle les tarifs jusqu'en 2011. D'après elles, Brussels Airport n'a donc pas le droit d'exploiter ce terminal.

L'utilité d'un tel projet interpelle également les compagnies et les trois associations. Elles le jugent mégalomane à l'heure où l'aéroport connaît une diminution de passagers de 15 pc et présente un surplus de capacité. Et elles mettent en avant le coût de l'aéroport de Bruxelles qui serait le plus cher d'Europe après celui de Zürich. Elles font aussi remarquer que des compagnies low cost sont déjà bien implantées depuis 3 ans et opèrent à partir des terminaux existants.

Outre leur action en référé, les compagnies aériennes s'adressent à l'Etat belge, actionnaire de Brussels Airport, pour qu'il empêche la réalisation de ce projet. Parmi les compagnies requérantes, l'on retrouve Brussels Airlines, Jetair, DHL, Thomas Cook, etc.