En soulignant, il y a quelques mois, que le tarif social en électricité est parfois plus élevé qu'un tarif normal en Flandre où le marché a été complètement libéralisé, «Test-Achats» a fait réagir les socialistes. En novembre, les députées Karine Lalieux (PS) et Magda De Meyer (SP.A) notamment déposaient une proposition de loi visant à réformer le système. Elles ont lancé hier un appel pour que ce texte soit adopté «d'urgence» et demanderont au président de la commission Energie d'inscrire prioritairement à l'agenda de la prochaine réunion l'examen de leur texte.

Il y a d'autant moins de raisons d'attendre, disent-elles, que la Creg, le régulateur fédéral du marché belge de l'énergie, a récemment rendu un avis confirmant le constat de «Test-Achat». D'après la Creg, deux «pistes sont crédibles» dont celle prônée par les socialistes.

La proposition de loi comprend deux principes essentiels, a expliqué hier Karine Lalieux. Le premier concerne l'automaticité pour avoir accès aux tarifs sociaux via les données dont dispose la Banque-Carrefour. Cela permettrait de faire passer à 300000 le nombre de personnes ayant droit aux tarifs sociaux contre 200000 actuellement.

Deuxième principe: un tarif unique sur tout le territoire. Le tarif social ne pourrait pas être supérieur au prix commercial le plus bas pour une consommation moyenne.

Les socialistes n'ont pas encore sondé les libéraux. «Mais je pense qu'on rentre complètement dans ce que le Premier ministre a annoncé il y a trois semaines» avec les dix chantiers, estime Karine Lalieux.

© La Libre Belgique 2006