Le groupe français Dassault Aviation et ses partenaires ont assuré jeudi "participer pleinement à l'offre globale de partenariat approfondi" faite par les autorités françaises au gouvernement belge, en présentant l'avion de combat Rafale pour le remplacement des F-16 de la composante Air de la Défense belge, mais sans indiquer clairement si la France répondra à l'appel d'offres qui se clôture à minuit.

Dassault, qui forme le Groupement d'intérêt économique (GIE) Rafale avec les sociétés Snecma et Thales, a mis en avant, dans un communiqué, le "volet industriel ambitieux" qu'il propose comme partie intégrante de la large coopération interétatique franco-belge autour du Rafale.

Cette coopération "offrira à l'industrie belge un retour concret et pérenne pour un partenariat économique volontariste et un impact sociétal positif", ajoute l'avionneur français.

"Déjà largement implantés en Belgique depuis la fin des années 60, avec neuf entreprises filiales, plus de 3.000 salariés belges dans des emplois à haute valeur technologique, un réseau de plus de 800 fournisseurs référencés et plus de 800 millions d'euros de commandes annuelles à la Belgique, Dassault Aviation et ses partenaires proposent aux partenaires économiques des trois régions belges une stratégie de coopération à moyen et long termes véritablement structurante pour l'avenir de l'industrie belge qui contribuera au renforcement de l'Europe de la Défense", a déclaré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, cité par le communiqué.

Selon Dassault, le Rafale "permettra à la Belgique de continuer à jouer pleinement son rôle de membre fiable de l'Alliance atlantique, tout en apportant sa contribution à la sécurité de l'Union européenne.

Pour l'avionneur français, son "avion de combat polyvalent de dernière génération" a démontré "de façon incontestable sa totale interopérabilité (au sein de l')Otan en opérations de combat".

"Ses coûts d'acquisition et d'utilisation sont connus et sans surprise, et sa conception garantit à la Belgique de rester à la pointe de la technologie dans les 40/50 années qui viennent", a encore souligné Dassault.