Le calendrier du projet intitulé Project One, prévu dans le port d'Anvers, est revu pour répondre à la demande du marché européen pour certaines matières premières chimiques. 

Le Project One consiste en la construction de deux grandes installations: une unité de déshydrogénation du propane (PDH) pour la production du propylène d'une part, et une unité de craquage pour produire de l'éthylène d'autre part. Les plans initiaux prévoyaient la construction simultanée de ces deux unités, mais le géant pétrochimique a décidé de donner plutôt la priorité à l'unité de craquage. L'autre est reportée.

Selon une porte-parole, cette révision des plans est due à la demande accrue d'éthylène sur le marché européen, avec une croissance annuelle attendue de 4% les cinq prochaines années. L'accès au propylène est, lui, quelque peu plus aisé.

Même sans l'unité PDH, la construction de l'unité de production d'éthylène devrait tout de même coûter plus de trois milliards d'euros, soit le plus gros investissement dans la chimie européenne de ces 25 dernières années, selon Ineos. Grâce à cet investissement, la société pourra produire elle-même l'éthylène plutôt que de l'importer.

Le report n'est en outre pas lié aux protestations d'activistes du climat, selon la porte-parole. En décembre, 14 organisations environnementales ont fait appel contre le permis d'environnement accordé au projet. La procédure d'obtention du permis est dès lors toujours en cours et sera ajustée par cette révision des plans. Ineos ignore quand il pourra lancer les travaux de construction.