Les salariés de l’éditeur belge de bandes dessinées Dupuis ont repris le travail jeudi après-midi à Marcinelle, après avoir reçu des engagements de la part de leur maison-mère française, Média Participations, propriétaire de Dupuis depuis deux ans.

Alors que le conflit semblait s’envenimer jeudi matin, la reprise du travail marque peut-être la fin d’une crise qui avait éclaté en mars lors de la démission du directeur général de Dupuis, Dimitri Kennes.

Inquiet de la perte d’autonomie de son entreprise, l’ancien responsable avait même proposé à Média Participations de lui racheter Dupuis.

Depuis, le climat s’était encore alourdi avec le licenciement de deux autres directeurs du groupe, dont Claude Gendrot, directeur éditorial et pilier depuis des décennies de Dupuis, qui s’était rangé du côté de Dimitri Kennes.

Après avoir rencontré le personnel ces derniers jours, Média Participations, qui estime que l’indépendance de Dupuis n’est pas menacée, a annoncé jeudi le licenciement de deux nouveaux responsables, la directrice des ressources humaines et la directrice financière, toutes deux proches des autres directeurs dissidents.

Les 130 membres du personnel de Dupuis, qui avaient déjà cessé le travail durant deux jours à la mi-mars, se sont donc remis en grève jeudi matin, soutenus dans leur protestation par les quelque 200 auteurs sous contrat chez Dupuis.

Cependant, lors d’un conseil d’entreprise, les deux parties sont parvenues jeudi après-midi à un accord et le personnel de Dupuis a décidé de reprendre le travail.

«Afin de rassurer le personnel et les auteurs, Média Participations a tenu à apporter toutes les garanties sur la pérennité de son engagement à soutenir le développement de la maison d’édition de Charleroi, à maintenir son ancrage régional et son autonomie éditoriale », a indiqué le groupe français dans un communiqué à l’issue du conseil.