Les réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace - qui relient entre elles des personnes et leur permettent de communiquer, de créer des rencontres virtuelles entre leurs connaissances, de partager des émotions, des souvenirs, des images - peuvent aussi servir à nourrir une réflexion plus large. En témoigne l’événement qui aura lieu le 12 février au Witloof Bar, au Botanique, à Bruxelles. De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une fête culturelle assortie d’un but caritatif, baptisée "Brussels Belgium Twestival 2009". Le rapport avec les réseaux sociaux ? Le "Tw" de Twestival vient du fait que les organisateurs sont aussi des "twitters" socialement engagés, qui communiquent via ce réseau (www.twitter.com) qui permet à ses utilisateurs de rester en contact permanent avec les membres de leurs réseaux et de lire ou d’écrire des messages courts reflétant leurs réflexions du moment. En "twittant", on peut aussi organiser des rencontres au pied levé, ou même aller plus loin en rameutant les adeptes du "réseautage". C’est exactement le principe du Twestival.

Que va-t-il se passer précisément ? D’abord, il y aura une conférence sur les réseaux sociaux et leur impact sociétal. Et puis, il y aura une vraie fête avec de la musique. Et enfin, les participants auront plusieurs occasions de verser leur obole au profit d’une cause, celle de l’accès à l’eau potable en Afrique (www.charitywater.org). Et ça commence par un ticket d’entrée à prix variable, à partir de 5 € (voir sur le site à "ticketing") jusqu’à 50 €. Tout sera versé au profit de l’œuvre dans le but de réunir au moins 5000 €, prix d’une pompe permettant de donner l’eau à 400 personnes pendant 20 ans.

Le détail des festivités ? Trois groupes musicaux et une ambiance "spéciale". On est ici dans le monde des "twitters" (gazouilleurs en français ?), soit un environnement où les membres s’envoient, pour un oui ou un non, des phrases qui vont dans tous les sens. En s’inscrivant dans ce réseau et en suivant d’autres twitters, on est un peu comme au bistro à écouter distraitement ce qui se raconte au bar. C’est parfois intéressant, drôle et, en tout cas, varié.

L’histoire de ce nouveau festival ? Elle démarre à Londres où un groupe de "twitters" décident de créer un événement pour que les autres "twitters" puissent se rencontrer, et socialiser à l’ancienne, offline (comment fait-on déjà ?). L’idée étant de voir la tête de la personne qui se cache sous son avatar.

Et puis, pourquoi ne pas ajouter un bel objectif désintéressé à cette rencontre autour d’un verre et d’un peu de nourriture ? L’idée a fusé sur ce réseau social sans frontières, et quelques volontaires ont entamé les démarches. En Belgique, Christian De Neef a démarré il y a à peine deux semaines à la demande de l’initiatrice du projet à Londres. Une petite équipe s’est formée, et c’est parti !

Envie de twitter ? www.twitter.com

Envie de participer au Twestival ? Brussels.twestival.com