"Afin de limiter le nombre de licenciements non volontaires, la direction et les représentants syndicaux se sont entendus pour proposer une enveloppe financière supplémentaire estimée à 450.000 euros", annonce jeudi soir la direction des Editions de l'Avenir. Une réunion s'est tenue dans l'après-midi, sans les représentants des journalistes, pour faire le point sur le nombre de départs sur base volontaire. "Ces demandes de départs volontaires devaient être confirmées pour ce 14 février au plus tard et force est de constater que leur nombre est insuffisant par rapport à l'objectif de départ de 50 personnes (45 ETP)", affirme la direction. "Afin de limiter le nombre de licenciements non volontaires, la direction et les représentants syndicaux se sont entendus pour proposer une enveloppe financière supplémentaire, espérant ainsi augmenter le nombre de candidats au départ en RCC (Régime de chômage avec complément d'entreprise). Les personnes intéressées doivent se déclarer avant le vendredi 15 février à minuit."

Les différentes éditions du quotidien L'Avenir ne paraîtront pas vendredi, ont confirmé la délégation de l'association des journalistes professionnels (AJP) et la société des rédacteurs (SDR). Elles contestent un point de la convention signée en décembre dernier, qui prévoit l'éventualité de licenciements secs. Selon l'AJP et la SDR, cet élément n'avait pas été annoncé au personnel en assemblée générale. Elles estiment avoir été "trompées".

L'AJP a aussi annoncé avoir communiqué jeudi après-midi une liste de quinze noms, volontaires à un départ en RCC, "à condition que soit respectée leur convention."

En décembre, le personnel et la direction des Editions de l'Avenir s'étaient accordés sur le départ de 45 équivalents temps plein, sur une base volontaire, dont 31,74 au sein de la rédaction du média.