Les discussions entre la direction de GSK et les syndicats ont repris et le conseil d'entreprise de cette semaine a notamment permis de faire le point sur les départs volontaires au sein de l'entreprise qui avait annoncé, en février dernier, son intention de se restructurer. 

Un total de 720 emplois étaient menacés et des propositions de départs volontaires émises à la mi-juin étaient destinées à limiter le nombre de licenciements secs. Environ la moitié des cadres dont l'emploi est menacé ont marqué un intérêt, alors qu'une grosse majorité d'employés administratifs ont saisi cette opportunité. Sur les 720 postes annoncés en péril en février, 125 concernaient des employés administratifs. Les discussions entre la direction et les syndicats ont permis de réduire ce nombre à 85 employés, parmi lesquels 68 ont montré de l'intérêt pour les propositions de départ volontaire. Ce qui pourrait réduire, pour cette catégorie, le nombre de licenciements secs à 17. Du côté des cadres, où 317 possibilités de départ volontaires étaient prévues, seules 145 personnes semblent prêtes à opter pour cette solution.

"Apparemment, une partie des cadres préfèrent attendre et bénéficier de l'enveloppe que nous négocierons dans le cadre du plan de licenciement. C'est une petite déception mais je ne suis pas très étonné: on pouvait s'y attendre. De toute façon, même si tout le monde avait opté pour le départ volontaire, le plan Renault aurait continué. On ne désespère pas de faire diminuer encore un peu le nombre de licenciements secs", indique le délégué SETCa Ludovic Calonne.

Les discussions entre syndicats et direction se poursuivront mercredi prochain. Il sera sans doute question des cellules de redéploiement à mettre en place pour les travailleurs qui seront licenciés. Les syndicats comptent également aborder la question des critères à appliquer pour choisir ceux qui devront quitter l'entreprise. La phase II de la procédure Renault, c'est-à-dire la négociation des indemnités dans le cadre du plan social, n'est pas encore à l'ordre du jour.