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Il n'y a pourtant pas eu d'appel des forces syndicales à l'action immédiate. Mais le désaccord s'exprime spontanément, suite à l'annonce de la délocalisation des call-centers, notamment. La tension monte dans l'entreprise.

Action-Réaction. Après l'annonce (la confirmation, plutôt) de Proximus ce matin, qui va se séparer de 1.900 employés dans les trois ans à venir (et dans le même temps embaucher 1.250 nouveaux profils) dans le cadre de son plan #shifttodigital, les syndicats, dans un premier temps, n'ont pas appellé à l'action immédiate. Un préavis de grève a certes été déposé à l'issue d'une réunion de la commission paritaire extraordinaire. Mais il n'y avait pas d'appel au débrayage immédiat.

Les actions ont toutefois débuté, de manière spontanée, indique Le Soir : les employés de certains call centers de l'opérateur ont décidé spontanément d’arrêter le travail en signe de protestation. Laurent Malengreau, secrétaire général de la CGSP télécom, confirme l'information à nos confrères :"La tension monte dans l’entreprise. Ca a commencé dans les call centers mais d’autres services sont en train de suivre… "

Les licenciements secs? Pas exclus

Dominique Leroy a déclaré ne pas pouvoir exclure de licenciements secs, "mais "tous sera fait pour limiter au maximum leur nombre", a-t-elle assuré. Selon l'opérateur de télécoms, le nombre de 1900 n'est pas définitif et "peut encore changer".

Pour rappel, dans sa communication pour le moins chaotique, Dominique Leroy a fait part de sa volonté de délocaliser certains call centers. La CEO de Proximus a d'ailleurs reconnu auprès de l'agence Belga, que tout ne s'était pas déroulé comme prévu. "Il y a eu une fuite dans la communication le jour de notre conseil (d'administration, NDLR) qui a fait qu'effectivement, on a dû accélérer toute une série de communications. C'était prévu de communiquer la semaine prochaine et effectivement dans ce contexte-là on n'a pas pu respecter ce que l'on voulait respecter c'est-à-dire d'informer d'abord les partenaires sociaux, ensuite le personnel et ensuite les autres personnes. Donc je comprends qu'effectivement il y a aujourd'hui un mécontentement de la part des partenaires sociaux, des employés et potentiellement aussi du politique qui a appris le plan de transformation par voie de presse", a-t-elle confié.

La phase d'information dans le cadre de la concertation sociale devrait commencer dès la semaine prochaine. Mme Leroy espère que l'entreprise pourra communiquer assez rapidement au personnel quels seront les départements et les tâches potentiellement affectés par le plan de transformation.