Les syndicats ont l'espoir de dégager des solutions afin de réduire le nombre de licenciements effectué par Fedex à l'aéroport de Liège, ont-ils déclaré mercredi à l'issue d'une réunion avec le gouvernement wallon. Actuellement, ce sont 671 emplois qui sont menacés.

"On avait des craintes pour quelques dizaines de travailleurs car l'activité de jour était plus basse que ce que l'on a connu ces dernières années", a expliqué Thierry Grignard, président de la FGTB Métal Liège-Luxembourg. "Mais une restructuration d'une telle ampleur, on ne s'y attendait absolument pas."

"Notre objectif avec le gouvernement wallon est d'avoir une stratégie commune. La loi Renault nous permettra peut-être de diminuer le nombre de licenciements et nous devons aussi vérifier si certaines activités pourraient rester à Liège", a-t-il ajouté.

Si la situation n'évolue pas dans le bon sens, les syndicats pourraient se diriger vers d'autres investisseurs. "C'est trop tôt pour en parler car nous voulons donner priorité à la négociation pour sauver des emplois. Mais s'il n'y a pas d'accord, nous ferons en sorte d'attirer d'autres opérateurs. L'aéroport de Liège est reconnu comme l'un des meilleurs au monde en matière de transport. Si cela n'intéresse plus Fedex, nous irons voir ailleurs", a commenté à ce sujet Thierry Grignard.

Le transporteur américain Fedex a annoncé mardi son intention de supprimer 671 emplois dans son hub aérien de Liège. Il a expliqué devoir "redimensionner ses effectifs européens à l'approche de la finalisation de l'intégration du réseau TNT", dont il a fait l'acquisition en 2016. En outre, l'implantation de Liège deviendrait un hub secondaire au profit de l'aéroport Charles de Gaulle, à Paris. Le plan de restructuration devrait également entrainer une modification des horaires et du nombre d'heures de travail pour 861 autres membres du personnel du site liégeois.