Les syndicats ont identifié 6600 collaborateurs externes qui ont un badge d'accès à l'entreprise. Beaucoup trop, estiment-ils, alors que 720 emplois maison sont menacés.

En front commun, les syndicats de GSK organiseront vendredi une distribution de tracts à destination du personnel dans les différents sites de l'entreprise pharmaceutique. Avec cette action, ils veulent mettre la pression sur la direction avec laquelle, plus d'un mois après l'ouverture d'une procédure Renault de licenciement collectif, ils n'ont pas encore trouvé d'accord pour limiter le nombre d'emplois (720) menacés de suppression.

Les syndicats dénoncent un recours massif à la sous-traitance chez GSK Belgique. Ils ont identifié 6600 badges d'accès externes actifs. De plus, le plan de restructuration de l'entreprise prévoit de sous-traiter ou de délocaliser à l'étranger des activités (recherche & développement, finance, ressources humaines, service juridique...), ce que ne peuvent pas accepter les représentants du personnel.

"Pour nous, l'externalisation est un axe important afin de diminuer l’impact du plan sur l’emploi GSK. Malgré son apparente ouverture face à nos demandes, la direction ne veut pas diminuer la sous-traitance. Au contraire, elle reconnaît que sa stratégie future sera de l’augmenter significativement", peut-on lire dans le tract qui sera distribué vendredi.

Le front commun demande donc un arrêt de la sous-traitance et de réinternaliser 720 postes de travail.

Au lieu de cette distribution de tracts, des assemblées du personnel auraient dû se tenir cette semaine mais, en raison d'un cas de coronavirus au sein des employés, l'entreprise a interdit tout rassemblement de plus de 20 personnes et encouragé le télétravail.

Le prochain conseil d'entreprise extraordinaire de la procédure Renault aura lieu le 18 mars. Les syndicats y attendent de la direction des réponses à leurs questions concernant le recours à la sous-traitance et ses conséquences sur l'emploi maison.