A l'issue d'un conseil d'entreprise organisé lundi, la direction et les syndicats de Lhoist ont abouti à un protocole d'accord social, base d'un futur accord plein et entier, annonce Michel Duby, permanent syndical CNE. Il a été présenté aux travailleurs de Lhoist mardi après-midi et ceux-ci l'ont validé "très largement" , ajoute le syndicaliste.

Alors que 117 emplois étaient menacés de suppression, les négociations sociales avaient permis d’atténuer un peu la casse, la direction s'engageant à en préserver 16. Lundi, c'est un de plus qui était sauvé. "Nous aurions aimé en sauver davantage mais la direction n'ira pas au-delà" , précise Michel Duby.

Le protocole comprend également un accord sur la prise de congés et jours de récupération ainsi que sur l'organisation de la polyvalence qui sera demandée aux travailleurs, avec compensation financière.

De plus, direction et syndicats ont convenu de faire cohabiter la phase d'information et de consultation de la procédure Renault avec la phase de négociations afin de ne pas s'enfermer dans un calendrier trop strict. La phase de négociations, en effet, est légalement limitée à une période de 30 jours, renouvelable une fois.

"Nous allons fixer un large calendrier de réunions et nous entamerons les négociations sociales à proprement parler jeudi" , indique Michel Duby.

"La direction a la volonté d’avancer et de conclure un plan social rapidement afin de mettre un terme à cette période d’incertitude, néfaste tant pour les collaborateurs que pour les activités. L’objectif prioritaire est de négocier avec les représentants du personnel des options de départ socialement responsables et de réduire au maximum le nombre de licenciements secs en explorant différentes options de départ envisageables telles que les départs naturels, les prépensions, les départs volontaires, etc.", a fait savoir l'entreprise par communiqué mardi.