Au bout de 12 heures de négociations mardi, direction et syndicats ont une proposition d'accord concernant les emplois. Elle ne rencontre pas les objectifs des représentants du personnel.

Après 12 heures de négociations sociales plutôt tendues mardi, la direction et les syndicats de Lhoist ont abouti à une proposition concernant le nombre d'emplois qui pourraient être sauvés. Le groupe qui produit de la chaux et de la dolomie veut supprimer 117 emplois sur trois sites de production en Wallonie : Hermalle, Jemelle et Marche-les-Dames. "Nous ne pouvons pas encore donner publiquement les chiffres mais il y aura des emplois sauvés sur chaque site", annonçait mercredi matin le permanent syndical CNE Michel Duby.

La direction propose de sauver 16 emplois : 8 sur le site de Hermalle (sur les 64 postes à supprimer), 5 à Marche-les-Dames (sur 39 visés) et 3 à Jemelle (sur 14).

Des assemblées ont été organisées dans l'après-midi afin d'informer les travailleurs des intentions de la direction. "Même si le personnel reconnait le chemin parcouru durant ces négociations, celui-ci demande à ses représentants de retourner à la table des négociations avec un esprit constructif et ferme", écrit le front commun syndical dans un communiqué publié en fin de journée.

"Il y a des avancées dans les discussions mais nous sommes déçus", déclare Michel Duby. Les syndicats, en effet, suivant les recommandations d'un cabinet de consultance externe, engagé pour analyser la situation site par site et déterminer à quoi ressemblera l'organisation du travail en fonction de la restructuration, préconisent en effet que 36 emplois soient sauvés. Sinon, affirment ces experts, de gros problèmes de sécurité et de surcharge de travail vont survenir.

Direction et syndicats ont en tout cas convenu d'accélérer le tempo des négociations. Le prochain conseil d'entreprise aura lieu le 18 novembre. Le suivant est programmé le 21 novembre.