"Contrairement à ce que certaines sources ont pu affirmer, aucune nouvelle clause n'a été insérée dans le protocole d'accord après l'assemblée générale qui présentait cet accord au personnel" des Editions de l'Avenir, ont réaffirmé, jeudi, Jos Donvil et Yves Berlize, respectivement administrateur délégué et CEO du journal. "Il n'existe par ailleurs aucune liste noire", ont-ils redit.

Selon les représentants des journalistes, le paragraphe faisant état de licenciements secs si le nombre de départs volontaires fixés n'était pas atteint ne figurait pas dans l'accord initial.

Or, selon la direction, "il était explicitement indiqué dans le protocole d'accord qu'il n'y aurait pas de licenciements décidés par la direction si l'objectif de 45 départs volontaires était atteint."

Le protocole d'accord, "négocié avec l'ensemble des organisations syndicales représentatives, en présence de l'Association des journalistes professionnels (AJP)", a été approuvé à 84% des voix exprimées, rappellent encore Jos Donvil et Yves Berlize.

Ces derniers réaffirment enfin "qu'il n'existe pas de liste noire des personnes à licencier et que s'il fallait recourir à des licenciements, le choix serait fait en fonction des besoins opérationnels et de la nouvelle organisation de la rédaction."

Une rencontre entre direction et syndicats est prévue ce jeudi après-midi alors qu'une bonne partie des journalistes du quotidien étaient présents jeudi matin à Marche-en-Famenne où ils ont "accueilli" les ministres du gouvernement wallon à leur arrivée au salon des mandataires. Cette action était uniquement soutenue par l'AJP et la société des rédacteurs du journal, les syndicats s'étant, eux, engager à garantir la paix sociale.