La première équipe d'ouvriers de Volkswagen Forest s'est réinscrite à l'usine lundi matin, peu avant 06h00, après sept semaines de grève, a-t-on constaté sur place. Il s'agit des premiers ouvriers à s'annoncer depuis l'arrêt de travail décidé le 17 novembre dernier.

Ce jour-là, le personnel s'était mis en grève dans l'attente d'un conseil d'entreprise extraordinaire qui devait déterminer la profonde restructuration de l'enseigne belge du constructeur allemand.

Toutes les portes de l'usine se sont rouvertes lundi matin et le personnel est rentré petit-à-petit, tout comme à l'Automotive Park situé non loin de l'usine, qui accueille quelques sous-traitants de Volkswagen Forest. Chacun va prendre connaissance de l'équipe avec laquelle il va travailler et du travail à accomplir.

Dans le courant de la journée de lundi, quatre équipes, qui travaillaient déjà auparavant chez VW, sont attendues à l'usine. Les personnes qui ont signé le registre pour un départ volontaire et celles qui vont en prépension, sont également attendues sur le site. Elles recevront les papiers nécessaires et plus d'explications sur les formalités qu'elles doivent remplir.

Chaque équipe sera présente au moins quatre heures au sein de l'usine et arriveront à différents horaires. Un inventaire a été réalisé pour déterminer qui doit intervenir et à quel poste. L'usine passe en effet d'un système à quatre équipes à un système de deux équipes, à la suite de la disparition de l'équipe de week-end et de celle de nuit. Aucune voiture ne sera encore produite lundi. Les premiers tests de production sont prévus pour mercredi et les premiers modèles devraient sortir de la production jeudi.

Les syndicats annonçaient de leur côté une reprise de travail difficile. "Lundi sera une journée très difficile pour les ouvriers de VW Forest", a indiqué Jan Vanderpoorten (FGTB). "La direction doit restaurer une confiance sérieusement mise à mal. Elle ne devra pas être trop exigeante lors des premières semaines. Mais après un mois et demi de grève, il semble que la direction se rende compte de la situation", a-t-il ajouté.

"Le référendum a montré que le moitié des travailleurs voulaient poursuivre la grève. Ces gens devront pourtant reprendre le travail tout à l'heure, aux côtés de ceux qui ont voté pour la reprise", a encore dit le syndicaliste. Wim De Cubber (CSC) a fait la même analyse. "L'avenir restera délicat et de sérieuses négociations seront certainement prévues dans les deux prochains mois". Pour les employés aussi, la reprise se faisait lundi sans de véritable accord en vue. "Nous négocierons en fin de semaine sur les licenciements secs", a expliqué Wim Penninckx de la CSC. "Les employés peuvent en attendant toujours s'inscrire sur le registre des départs volontaires. Actuellement 56 personnes s'y sont inscrites", a-t-il ajouté.

Les ouvriers aussi peuvent encore, vraisemblablement jusque mi-février, s'inscrire pour un départ volontaire.