Les grands argentiers des vingt premières économies de la planète se retrouvaient samedi en Afrique du Sud pour une réunion de deux jours, centrée sur la réforme du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). C'est la première fois que les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrale du Groupe des 20 (G20) se rencontrent dans un pays africain.

A cette occasion, les nouveaux patrons de la BM, Robert Zoellick (Etats-Unis), et du FMI, Dominique Strauss-Kahn (France), participeront pour la première fois à une table ronde avec les représentants financiers du G20, dont certains devraient à nouveau les appeler à réformer leurs institutions.

"Ce sujet sera au coeur de nos discussions", a déclaré le ministre des Finances sud-africain, Trevor Manuel, lors d'une conférence de presse préalable à la réunion tenue jusqu'à dimanche à Kleinmond, près du Cap (sud-ouest).

Le gouverneur de la Banque centrale sud-africaine, Tito Mboweni, a précisé que "les relations de pouvoir déséquilibrées dans le système économique mondial" seront évoquées. Plusieurs puissances émergentes membres du G20, comme l'Afrique du Sud, estiment en effet que le FMI et la BM ne prennent pas suffisamment en compte les demandes des pays en développement.

"Le monde a changé, il n'est plus comme il y a 50 ans. Des pays comme le Brésil, l'Inde ou l'Afrique du Sud ont besoin de davantage de considération", a reconnu récemment le nouveau directeur général du FMI.

Le G20 représente près de 90% de l'économie de la planète et les deux tiers de sa population. Il inclut les pays du G7 (Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Italie, Royaume-Uni, Canada) ainsi que l'UE, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, la Russie, l'Arabie Saoudite, l'Afrique du Sud, la Corée du Sud et la Turquie.