L'entité fusionnée s'appellera Thomson-Reuters. Thomson, dont le siège historique est à Toronto mais dont le siège opérationnel est à Stamford (Connecticut), détiendra 70% des actions de cette nouvelle entité qui sera dirigée par Tom Glocer, 47 ans, l'actuel directeur général de Reuters. Cette fusion a été approuvée par les fondateurs de Reuters qui disposaient d'un droit de veto. La transaction reste soumise au feu vert des autorités de régulation compétentes.

L'activité combinée finance et média de Thomson-Reuters s'appellera Reuters et les activités existantes de Thomson, notamment les divisions juridique, fiscale et comptable qui génèrent l'essentiel du chiffre d'affaires du groupe canadien, seront renommées Thomson-Reuters Professional.

David Thomson deviendra le président de Thomson-Reuters et Niall FitzGerald, actuellement président de Reuters, et W. Geoffrey Beattie seront les vice-présidents du nouvel ensemble. Devin Wenig, l'actuel directeur de l'exploitation de Reuters, deviendra le directeur général de la nouvelle entité et Bob Daleo, l'actuel directeur de l'exploitation de Thomson, sera nommé directeur financier de Thomson-Reuters.

Woodbridge, la holding de la famille Thomson qui possède 70% de Thomson Corp, contrôlera 53% de Thomson-Reuters. Les autres actionnaires de Thomson détiendront 23% du capital de la nouvelle société et les actionnaires de Reuters auront une participation de 24%.

M. Glocer a indiqué mardi que 60% du chiffre d'affaires de l'entité née de la fusion avec Thomson proviendraient de l'activité information financière. Il a précisé que 60% de ce chiffre d'affaires seraient réalisés en Amérique du Nord et 31% en Europe. Lors d'une conférence téléphonique, Tom Glocer a ajouté que les 40% restants du CA viendraient du pôle dit professionnel, comprenant les activités juridiques, comptables, fiscales et médicales.

La fusion générera des synergies de chiffre d'affaires et de coûts, a ajouté Tom Glocer en rappelant néanmoins que Reuters avait déjà réduit ses coûts de 1,8 milliard de dollars ces cinq dernières années et que les économies dues à cette fusion seraient bien inférieures à ce niveau.