"Nous avons une enquête en cours liée à l'utilisation présumée par Barclays d'outils de surveillance de salariés", a indiqué un porte-parole de l'Information Commissioner's Office (ICO), l'équivalent au Royaume-Uni de la Cnil française (Commission nationale de l'informatique et des libertés), dans une déclaration transmise lundi à l'AFP.

Le quotidien The Telegraph, qui a révélé l'information au cours du week-end, explique que le système utilisé par la banque permettait au personnel d'encadrement de surveiller combien de temps un salarié passait à son bureau et le temps pris pour accomplir différentes tâches.

Barclays a utilisé un programme pendant 18 mois afin de surveiller anonymement ses salariés, activant en février une fonction permettant de cibler certains employés, selon le journal. La banque a toutefois décidé le même mois de mettre fin à cette option et d'alerter l'ICO, suite à des protestations parmi ses salariés, poursuit le journal.

Contactée par l'AFP, la banque n'a pas réagi dans l'immédiat.

"Les individus ont le droit à une part de vie privée sur leur lieu de travail", a souligné le porte-parole de l'ICO. "Si les entreprises veulent surveiller leurs employés, elles devraient être claires sur l'objectif et sur les bienfaits attendus", a-t-il ajouté, rappelant que "les entreprises doivent également informer leurs employés de la nature, l'étendue et les raisons de toute surveillance".