Ryanair réduit drastiquement son offre de vols après l'annonce du renforcement des mesures pour lutter contre le Covid-19 au Royaume-Uni et en Irlande. A partir de la fin du mois de janvier, il n'y aura quasiment plus, voire plus du tout, de vols à destination des deux pays, a indiqué ce jeudi la compagnie aérienne low cost. Une mesure qui sera prolongée jusqu'à la suppression des mesures de renforcement prises par les pouvoirs publics. Les nouveaux confinements en Irlande, en Angleterre et dans d'autres pays européens "vont significativement réduire les programmes de vols et les prévisions de trafic pour janvier, février et mars", selon un communiqué du transporteur à bas coût.

Les voyageurs affectés par les annulations recevront dans la journée un e-mail qui les informera de leurs droits, pour une nouvelle réservation ou un remboursement. En janvier, Ryanair s'attend à transporter un peu moins de 1,25 million de passagers. Un chiffre qui pourrait même descendre jusqu'à un demi million de passagers en février et en mars.

5 fois moins de passagers en 2020

La compagnie a donc revu ses attentes au niveau du nombre de passagers qu'elle transportera durant l'exercice fiscal actuel, qui s'étend jusque fin mars, à la baisse. Les estimations tablent désormais sur un chiffre allant de 26 à 30 millions de passagers, contre "un peu moins de 35 millions" jusqu'ici. En comparaison, Ryanair avec battu un record en 2019 en amenant à bon port 152,4 millions de personnes.

La diminution du nombre de vols n'aura pas d'influence notable sur les pertes nettes de l'exercice fiscal actuel, a ajouté Ryanair. Le groupe avait enregistré une perte nette de 197 millions d'euros au premier semestre (achevé fin septembre) et prévoit une perte encore plus importante au second.

Ryanair misait encore récemment sur un rebond à partir de 2021 grâce à l'arrivée des vaccins et a même exercé des options pour commander davantage de Boeing 737 MAX.

La compagnie a été contrainte de prendre des mesures drastiques pour traverser la crise du transport aérien, comme la suppression de 3 000 emplois, soit 15 % de ses effectifs ou des baisses de salaire de son personnel pour éviter des licenciements. Ryanair a en outre bénéficié au plus fort de la crise sanitaire du dispositif de chômage partiel et d'un prêt de 600 millions de livres des pouvoirs publics britanniques.