Ryanair s'est élevée, mardi au cours d'une conférence de presse, contre les compagnies aériennes imposant des surcharges liées au carburant. Par ailleurs, les sites internet qui permettent de comparer les prix et d'acheter des billets, notamment de Ryanair, sont également dans son collimateur.

La compagnie irlandaise à bas tarifs a écrit à la Commission européenne afin d'attirer son attention sur le fait que les prix des carburants ont reculé de plus de 50 pc ces derniers mois, ce qui n'a pas conduit à une réduction des surcharges carburant imposées par British Airways, Lufthansa ou encore Aer Lingus. "Il n'y a aucun doute: ces compagnies sous-tirent injustement de l'argent aux consommateurs", a affirmé le patron de Ryanair, Michael O'Leary.

Ce dernier appelle également la Commission européenne à agir contre certains sites web qui permettent de comparer et d'acheter les tickets de plusieurs compagnies. Selon Ryanair, ils auraient porté atteinte aux droits d'auteur de la compagnie et auraient réclamé des coûts de handling illégaux.

Enfin, Michael O'Leary a plaidé pour une réduction des charges et des coûts régulatoires qui nuisent aux passagers.

Dans la foulée, Michael O'Leary a plaidé pour une réduction des charges et des coûts régulatoires qui nuisent aux passagers. "L'industrie aéronautique européenne est confrontée au plus grand défi et à l'environnement commercial le plus difficile de ces 50 dernières années. Dans ce contexte, les coûts pourraient être significativement réduits si l'on supprimait les règlements inutiles et onéreux", a déclaré le patron de Ryanair en pointant particulièrement du doigt la gestion inefficace du trafic aérien qui a produit 21 millions de minutes de retards en 2007.

Une réforme de ce trafic permettrait en outre de réduire la consommation de fuel et les émissions de CO2, a poursuivi Michael O'Leary, une position déjà exprimée en mars dernier, dans un manifeste signé par plusieurs compagnies aériennes low cost. "A une époque où beaucoup de compagnies européennes se sont effondrées et renaissent pour former des groupes plus forts, il est peut-être temps que la Commission européenne revienne sur son opposition à l'offre lancée par Ryanair sur Aer Lingus", a-t-il enfin estimé. En juin 2007, les autorités européennes avaient mis leur veto à cette reprise, invoquant une concentration préjudiciable aux consommateurs sur une trentaine de liaisons.