La compagnie low cost, en plein boom, va lancer la classe business en septembre.

Certains y voyaient un coup de poker. D’après Ryanair, le pari est d’ores et déjà réussi : la compagnie low cost irlandaise ne regrette pas une seconde son implantation surprise à l’aéroport de Bruxelles-National en février dernier. Son patron, Michael O’Leary, explique ainsi que si sa compagnie a réalisé un bénéfice supérieur aux attentes lors du premier trimestre fiscal de cette année (197 millions d’euros, soit un bond de… 152 % par rapport à l’année dernière), c’est, entre autres, grâce à cette arrivée dans la capitale belge. "Nos quatre nouvelles bases, Athènes, Bruxelles (Zaventem), Rome (Fiumicino) et Lisbonne marchent très bien" , explique Michael O’Leary dans un communiqué.

A dire vrai, il y a aussi un autre facteur qui explique ce résultat surprenant : les vacances de Pâques ont été comptabilisées dans ce premier trimestre fiscal, ce qui n’était pas le cas en 2013. Qu’importe, le transporteur irlandais revoit ses ambitions à la hausse pour 2014, avec un bénéfice annuel prévu de près de 650 millions d’euros et 86 millions de passagers transportés (+ 5 %).

Mais l’appétit des Irlandais est insatiable et l’expansion de la compagnie va se poursuivre. D’après son patron, Ryanair est réclamée aux quatre coins de l’Europe. Avec sa modestie habituelle, Michael O’Leary se dit ainsi "submergé de demandes de la part d’aéroports majeurs" en Europe, où les compagnies nationales et régionales "continuent à réduire leurs capacités" . Rien que cet hiver la compagnie irlandaise va ouvrir d’autres nouvelles bases à Cologne, Gdansk, Chopin de Varsovie et Glasgow.

Une année n’est donc pas l’autre pour le patron de Ryanair qui, il y a quelques mois, avait lourdement été critiqué par les actionnaires de la compagnie. En cause ? De mauvais résultats et un caractère volcanique qui passait de moins en moins bien auprès des clients et des investisseurs.

Depuis le patron l’a mis en veilleuse et a changé de stratégie en "normalisant" sa compagnie. Ryanair va ainsi lancer une offre "business" dès le mois de septembre prochain, avec notamment des sièges plus confortables et différentes facilités pour les hommes d’affaires.

D’après Michael O’Leary, le ciel est rose pour Ryanair. L’arrivée prochaine des 180 Boeing 737-800 (les premières livraisons sont prévues pour septembre) et le faible coût du dollar (la monnaie avec laquelle se négocie le kérosène) vont permettre à la compagnie de réaliser "des économies de coûts significatives sur les cinq prochaines années" . Un discours qui fera cette fois mouche auprès des actionnaires.